JIJ 2025 : L’ACTIVISME DES JEUNES TOGOLAIS AU CŒUR D’AMNESTY INTERNATIONAL

Quand on parle d’Amnesty International (AI), il est impossible de ne pas évoquer l’énergie et la créativité des jeunes. Mais « quelle est la place de l’engagement de la jeunesse à Amnesty International ? ». C’est autour de ce thème que le groupe local Justice a célébré la Journée Internationale de la Jeunesse 2025 lors de sa réunion mensuelle qui a eu lieu le 22 août dernier, avec comme invitée Marthe ESSILIVI, Assistante Campagne, Genre et Activisme des Jeunes à Amnesty International Togo.

Des actions concrètes et inspirantes

La présence des jeunes est visible partout à Amnesty International : dans les rencontres physiques, mais surtout sur le digital, où ils relaient et amplifient les messages de l’organisation. Grâce à eux, les activités d’AI trouvent une grande résonance et touchent un public plus large.

Il faut reconnaître que les générations passées ont jeté des bases solides dans le combat pour la justice et les droits humains. Mais aujourd’hui, la jeunesse, qui rappelons-le, s’étend maintenant jusqu’à 45 ans, incarne à la fois le présent et l’avenir. Chacun a un rôle à jouer pour construire une société plus juste, plus militante et plus consciente, a rappelé Marthe.

À Amnesty International Togo, les jeunes ne se contentent pas d’être spectateurs. On les retrouves également dans les instances de décisions. Ils initient des activités et prennent part à des campagnes de terrain, comme celle menée pour la santé maternelle. De la planification à la mise en œuvre, en passant par la stratégie d’influence, ils se sont impliqués à toutes les étapes.

Sur les réseaux sociaux, leur engagement est tout aussi précieux. En partageant les campagnes, en suscitant des discussions et en gardant un ton responsable, ils contribuent à faire vivre la voix d’AI aussi bien au niveau national qu’international.

Des impacts visibles

Grâce à leur mobilisation autour de la campagne SOS Santé Maternelle au Togo, des résultats concrets voient le jour :

  • Une sensibilisation plus forte sur des enjeux cruciaux.
  • Une pression positive sur les autorités.
  • Des avancées réelles, comme l’introduction de nouveaux lits dans des hôpitaux, le recrutement des sages-femmes etc… fruit d’une action de plaidoyer.

Qu’est-ce que les jeunes reçoivent en retour ?

AI n’est pas seulement un espace de militantisme, c’est aussi une école de vie. Les jeunes y trouvent :

  • des formations enrichissantes,
  • des occasions de prendre la parole,
  • la possibilité de porter des projets,
  • et surtout, un réseau solide qui ouvre des portes.

Rappelons que depuis trois ans déjà, le programme Amnesty Youth Squad (un programme de formation, de leadership et d’engagement communautaire), dont les candidatures de la troisième édition viennent d’être lancées, donne l’opportunité aux jeunes porteurs de projets d’impacter davantage leur communauté.

L’engagement des jeunes togolais au sein du mouvement ne s’arrête pas aux frontières. Récemment, certains parmi eux ont participé à plusieurs rencontres internationales : le Sommet mondial sur le droit numérique en Argentine, le Forum régional de Dakar, l’Assemblée mondiale en Indonésie… Ces expériences leur permettent de présenter les campagnes du Togo, de comprendre les priorités globales d’AI et de renforcer leur rôle au sein du mouvement.

Le conseil d’une militante

Marthe Essilivi, Assistante Campagne, Genre et Activisme Jeunes, partage un conseil simple :
« Dans ce mouvement, le favoritisme n’existe pas. Tout est transparent. Il faut se démarquer par le travail et ne pas attendre qu’on nous demande d’agir : il faut proposer, oser, prendre des initiatives. »

L’engagement des jeunes n’est pas une option, c’est une nécessité. Les opportunités sont nombreuses, mais elles ne portent leurs fruits que si chacun s’implique pleinement. « Profitons au maximum des opportunités offertes. La participation active est essentielle », a-t-elle conclu.